Y avait du sang partout, de toute façon, quand on aime trop, tout est rouge, sa se répand informe sur le carrelage blanc, le pourpre, a trop aimer on se saigne, et pourtant...
Faudrait détester un peu, ne plus mettre le doigt sur les vilaines coupures, ne plus faire baldinguer cette sensation entre les veines. Faudrait arrêter de funambuler, je crois, faudrait tout.
La vitre deviens floue a rattraper le vent éventrer par le train, c'est étrange de regarder dans le flou, dans ce qu'on devine sans voir. Un jour on se perdra, si ce n'est déjà fait. Un jour on crèvera, si ce n'est pas déjà fait. A trop faire l'amour avec les yeux, les rêves se consument, et y a ce flou. Tapoter contre la fenêtre sa sert a rien, qu'a espérer, et il fait moche dehors, les gares s'enchaînent. On a peur de Demain. On a peur de tout, c'est con d'avoir presque 17ans, c'est con d'avoir toujours un age, de mettre un pied en avant en y reculant deux, c'est con nous, piégés entre l'avant et l'après, piégés dans un train qui déraille que dans ma tête. L'époque c'est rien, le temps on l'emmerde, on lui crache dessus, après tout ce n'est que le temps, un coup de pieds dans sa gueule, par ce que le vent s'éventre entre hier et demain, qu'aujourd'hui c'est encore flou, qu'aujourd'hui je ne sais pas, demain non plus, qu'hier je ne comprends pas.
Je n'aime pas le temps.
Par ce qu'avancer en restant immobile, a grande vitesse, sa fait se sentir un peu vivant, même avec la buée, enfermés sous les néons, moi j'aime pas le temps. Moi je n'aime pas le temps, et le temps ne m'aime pas, je crois.
Ca fait, comme un champ de guerre, ou les cadavres poussent dans la boues déjà suintant de leur suicides, ils ne savaient pas non plus, je pense, ils savaient sans savoir, vraiment pourquoi, que le temps sa file entre les doigt, que sa court partout et sa porte pas de laisse. Sa répond pas quand on l'appel, le temps n'est que chien dans le désir de ma tête.
Moi je n'aime pas le temps.
Surtout quand il avance, sans moi, allongée sur le lit à tuer les secondes, à les bouffer entres les dents, à les étouffer, comme si cela pouvait marcher. Chut on a trop rêver, faut pas le dire, le temps il serait jaloux.
Moi je n'aime pas le temps.
Faudrait détester un peu, ne plus mettre le doigt sur les vilaines coupures, ne plus faire baldinguer cette sensation entre les veines. Faudrait arrêter de funambuler, je crois, faudrait tout.
La vitre deviens floue a rattraper le vent éventrer par le train, c'est étrange de regarder dans le flou, dans ce qu'on devine sans voir. Un jour on se perdra, si ce n'est déjà fait. Un jour on crèvera, si ce n'est pas déjà fait. A trop faire l'amour avec les yeux, les rêves se consument, et y a ce flou. Tapoter contre la fenêtre sa sert a rien, qu'a espérer, et il fait moche dehors, les gares s'enchaînent. On a peur de Demain. On a peur de tout, c'est con d'avoir presque 17ans, c'est con d'avoir toujours un age, de mettre un pied en avant en y reculant deux, c'est con nous, piégés entre l'avant et l'après, piégés dans un train qui déraille que dans ma tête. L'époque c'est rien, le temps on l'emmerde, on lui crache dessus, après tout ce n'est que le temps, un coup de pieds dans sa gueule, par ce que le vent s'éventre entre hier et demain, qu'aujourd'hui c'est encore flou, qu'aujourd'hui je ne sais pas, demain non plus, qu'hier je ne comprends pas.
Je n'aime pas le temps.
Par ce qu'avancer en restant immobile, a grande vitesse, sa fait se sentir un peu vivant, même avec la buée, enfermés sous les néons, moi j'aime pas le temps. Moi je n'aime pas le temps, et le temps ne m'aime pas, je crois.
Ca fait, comme un champ de guerre, ou les cadavres poussent dans la boues déjà suintant de leur suicides, ils ne savaient pas non plus, je pense, ils savaient sans savoir, vraiment pourquoi, que le temps sa file entre les doigt, que sa court partout et sa porte pas de laisse. Sa répond pas quand on l'appel, le temps n'est que chien dans le désir de ma tête.
Moi je n'aime pas le temps.
Surtout quand il avance, sans moi, allongée sur le lit à tuer les secondes, à les bouffer entres les dents, à les étouffer, comme si cela pouvait marcher. Chut on a trop rêver, faut pas le dire, le temps il serait jaloux.
Moi je n'aime pas le temps.




